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Essayez de visualiser une chute d’eau, avec l’eau qui tombe et ne s’arrête pas avant d’avoir touché le fond – et vous avez une bonne idée de comment le modèle en cascade fonctionne. En bref, il s’agit d’un processus linéaire se déroulant dans une seule direction :

  • Conception
  • Planification
  • Construction
  • Tests
  • Livraison

Contrairement à d’autres modèles de gestion de projet fonctionnant avec des phases itératives, il y a un minimum de réflexion dans un projet Waterfall.

L’objectif est de maintenir la dynamique de livraison du projet à une date et une échéance déterminées.

 

Pourquoi utiliser la méthode de gestion de projet en cascade ?

Environ un quart de toutes les équipes de fabrication utilisent une méthodologie de gestion de projet en cascade, car cette approche est toujours considérée comme la meilleure, par de nombreuses entreprises.

Même si elle semble inflexible et potentiellement coûteuse en cas d’erreurs, il existe de bonnes raisons à ce choix. Ces raisons sont les suivantes.

Simplicité

Il s’agit d’une approche de gestion de projet qui ne nécessite pas de formation pour être mise en œuvre. C’est un procédé clair dès le départ, avec une délimitation claire des responsabilités et de l’obligation de rendre compte.

Il n’y a pas lieu de s’inquiéter si un membre de l’équipe s’absente ou part en cours de route, parce que le plan en place permet à un autre employé de reprendre le travail.

Bonne visibilité de la progression du projet

Il est facile de voir les progrès réalisés. Vous pourriez presque avoir une barre de progression qui se colore au fur et à mesure que le projet se rapproche de 100%.

Il n’y a pas de fluctuation de l’avancement car il se déplace toujours vers la livraison finale du produit. Il est donc facile de faire des rapports aux clients et aux cadres supérieurs, en supprimant les conjectures relatives aux délais du projet.

Facile à gérer

Les rôles et les responsabilités étant définis dès le départ, il est facile pour un responsable de tenir l’équipe responsable des résultats. Il est facile de gérer les performances, car le cahier des charges a été établi.

Beaucoup pensent également qu’en fin de compte, la méthode de gestion du projet en cascade permettra d’économiser du temps et donc de l’argent, car avec une bonne planification dès le départ, vous pouvez garantir les délais (et les coûts). Le cahier des charges est fixé et convenu dès le début, il est donc très peu probable que vous déceviez le client.

Il n’y a pas non plus d’évolution des exigences, et les clients paieront toujours leurs factures. Mais ce point positif a un revers : le projet Waterfall n’est pas adapté à l’imprévu, à l’exception ou à l’évolution des besoins du client, ce qui peut entraîner une perte de temps et des dépenses élevées si le projet revient à la phase 1 parce qu’il faut tout recommencer.

Dans les secteurs en évolution rapide tels que la conception de logiciels, il est facile de comprendre pourquoi la plupart des entreprises ont largement rejeté cette approche, la jugeant dépassée et rigide, au profit de méthode Agile.

 

Comment fonctionne le projet Waterfall ?

Un projet en cascade comporte six phases. Ces phases diffèrent en fonction du secteur qui utilise la stratégie, mais la théorie est la même.

1. Planification, analyse et spécification des besoins

La première phase est également la plus cruciale du projet : c’est probablement de là que dépendent le succès ou l’échec du projet. Il s’agit de la recherche et de la constitution d’un dossier commercial clair. Cette phase détermine la conception du projet et s’assure que toutes les personnes impliquées connaissent leur rôle.

Notre conseil
Vous pouvez créer un organigramme de tâches et de résultats répartis entre les membres de l’équipe et disposés selon un calendrier. Vous pouvez également concevoir un diagramme de GANTT, avec des dépendances définies.

De cette façon, les personnes qui regardent cet aperçu du travail à accomplir peuvent voir comment elles s’intègrent dans le travail des autres et comment tout glissement de temps peut avoir un impact négatif sur le déroulement du projet.

2. Conception et spécification du système

Comme pour la plupart des stratégies de gestion de projet, Waterfall a des racines dans la production de logiciels.

Aucun codage n’a lieu lors de cette phase, mais les spécifications sont établies sur la manière dont le travail doit être réalisé. Il est facile de voir comment cela s’applique à d’autres secteurs.

Dans la construction, par exemple, c’est la partie du processus où l’architecte dessine les plans, et l’électricien peut concevoir le plan pour l’éclairage, le plombier le plan pour l’eau et le constructeur se lance dans la conception de cartes de travail pour chaque équipe.

3. Mise en œuvre

C’est maintenant que le produit est fabriqué. La gestion de projet en cascade fonctionnera mieux lorsqu’un résultat concret doit être créé sur une période donnée.

Grâce à la phase 2, tout doit être déjà conçu, planifié et documenté de manière approfondie. Il ne doit pas être nécessaire de s’arrêter pour réfléchir : tout a été gravé dans le marbre lors de la conception du système. Les flux de travail individuels dépendront du fait que toute l’équipe fasse ce qui y est spécifié.

4. Tests

Attention
S’il y a des échecs à ce stade, il n’y a pas d’autre choix que de revenir à la phase 1 et de revoir l’ensemble du projet.

C’est le grand point noir de cette méthodologie, et c’est pourquoi les autres méthodes de gestion de projet ont tendance à mettre l’accent sur des processus itératifs, qui adaptent le travail en fonction d’une courte série de travaux, suivie de tests. De cette façon, le projet reste sur la bonne voie et les échecs potentiels sont repérés avant le point où un échec signifie qu’il faut tout recommencer de zéro.

Toutefois, la méthode en cascade vous garantit qu’il n’y aura pas de dérive par rapport au cahier des charges initial. Il suffit de dire ce que nous voulons de A à Z et l’équipe passe par les étapes de A à Z pour y parvenir.

Par conséquent, cette ligne « droite » vers un résultat précis garantit que le but à atteindre reste inchangé. Dans les processus plus itératifs, il est possible que le résultat final soit très éloigné des exigences initiales du client.

5. Livraison

Ici, le travail est terminé et soumis aux clients pour ensuite être déployé ou livré aux clients.

6. Maintenance

En termes de créations de logiciels, cette phase consiste à créer des correctifs et des mises à jour. Dans la construction, il s’agirait de remédier à une liste d’anomalies repérée par le client.

 

Conclusion

Le déroulement du projet Waterfall se veut linéaire, les phases se déroulant par séquences. Il conviendra aux petits projets de logiciels ou de site web. Au fil du temps, d’autres méthodes de gestion de projets ont fait leur apparition pour pallier aux points faibles du projet Waterfall.

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